Les alternatives à la catégorisation des chiens
Les alternatives à la catégorisation des chiens
La catégorisation des chiens en France est largement critiquée pour son inefficacité et pour une "dangeriosité liée à l'apparence". La catégorisation en 1er catégorie (chiens d'attaque) est basée sur l'apparence plutôt que sur le comportement et ou le dressage.
Toutes les races de chien n'ont pas la même sélection génétique, les instincts sont différents, les étapes de prédation le sont également spécifique à la sélection. C'est-à-dire qu'il n'existe pas de race de chien unique, que les toutes les races de chiens ne présentent pas le même risque.
Dans une même race de chien, les lignées sont différentes en apparence tout en répondant au standard de la race, plus ou moins nerveuse, plus d'instinct de prédation qu'une autre lignée... L'épigénétique a un rôle important.
La formation obligatoire a montré ses limites vu le nombre élevé de faits impliquant des races de chien ou des types de chien catégorisé dans la presse. Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendre. Nous avons le recul nécessaire pour dire, que former les propriétaires n'empêche pas les "accidents", les agressions...D'ailleurs la Suisse a arrêté d'obliger les propriétaires à suivre une formation et des cours d'éducation.
Que faire ?
Plusieurs pistes sont possibles, ces alternatives plus modernes et plus efficaces pour prévenir les risques, en voici quelques exemples :
1. Contrôler les élevages des races de chien à fort tempérament de prédation
La production de chiot doit correspondre à notre société moderne, où le chien fait parti de la famille, vit en zone très peuplée, urbanisée...
⛔Evaluer le reproducteur individuellement, une évaluation du comportement dans le but d'écarter tout reproducteur agressif, présentant un fort tempérament de prédation. Un évaluation sous la direction de Vétérinaire Comportementaliste en complément d'une confirmation au standard de la race ou de non confirmation.
🐶🐶🏠Encadrer le milieu de vie des reproducteurs.
🏡Contrôler le lieu de développement comportemental des chiots.
L'épigénétique, c'est une réponse des cellules (ADN) à un environnement et à la santé, au comportement des reproducteurs. Certains modifications épigénétiques sont transmises à la descendance.
2. Surveillance des petites annonces de cession
Il est très difficile de trouver un site d'annonce sérieux de portée disponible, de cession en France, Le futur acquéreur doit prendre son temps, de bien vérifier les informations communiquées dans l'annonce, mon constat sur 10 annonces, 7 arnaques ! D'où l'importance des vérifications. Heureusement, que l'on peut vérifier le numéro de portée et le numéro d'identification des portées inscrites au Livre des Orgines Françaises (LOF) pour les chiens de race. Mais, un vide, un très grand vide concerne les portées d'apparence de race ou de types de chien.
Les limites se dessinent quant au numéro de portée, plus d'informations seraient nécessaires.
Il est nécessaire de bien demander plus d'informations au naisseur, Et, de savoir reconnaître un bon éleveur.
Il faudrait un site des portées LOF qui contrôle toutes les données avant la mise en ligne. Ainsi qu'un second pour les portées n'étant pas inscrites au LOF. Un site spécialisé de mise en relation et encadrant le versement d'acompte très souvent réclamés.
3. Responsabiliser les propriétaires de chien
Un certificat de connaissances et d'engagement adapté aux besoins de la race de chien et aux obligations légales du propriétaire, à faire signer.
Une remise de support pédagogique quant à l'éducation précoce du chiot dès l'arrivée dans le foyer. Lors, de la réservation du chiot afin de bien préparer l'arrivée dans la maison par tous les membres de la famille.
4. Adapter les mesures de détention au lieu privé
Il y a trop de maison dont le terrain n'est pas délimité par une clôture alors qu'il y a des chiens. Une clôture nécessaire pour le confort et la sécurité du chien, puis d'autrui. Puis, il est nécessaire d'adapter Une hauteur de clôture au gabarit du chien, une résistance ajustée à la race du chien.
De nombreuses attaques ont été causé parce qu'un chien est sorti du terrain sur lequel, il était seul et sans surveillance.
5. Faire respecter la tenue en laisse dans les lieux publics...
Les agressions dans les lieux publics, sur la voirie sont trop nombreux. Les chiens doivent être tenus en laisse, c'est une obligation légale à tous les propriétaires de chien.
"Vous n'êtes pas dans votre salon, tenez en laisse votre chien ! "
Le propriétaire, le gardien du chien est responsable de la sécurité du chien et d'autrui qu'il soit humain ou animal. Depuis 1994, un animal n'est plus considéré comme un objet ou une chose. De plus, le "préjudice animalier" a été reconnu par la loi étant donné qu'un animal est reconnu comme un être vivant doué de sensibilité.
Le seul fait d'être témoin de l'agression de son chien par un autre chien, c'est un préjudice car c'est un traumatisme émotionnel. Très souvent, c'est minimisé alors qu'il s'agit d'un traumatisme autant pour le chien agressé que pour son parent, nous sommes au 21eme siècle ; Le chien fait parti de la famille, c'est un être sensible dont la science reconnaît qu'il va revivre son agression chaque jour parce qu'il a une mémoire ; Avec ou sans plaie, les préjudices sont existant.
Regarder le casier du détenteur et le dressage du chien.
Le ciblage des situations réellement à risque est plus qu'important au lieu de l'apparence. Tout comme sanctionner immédiatement les attitudes dangereuses, un chien "Cavalier King Charles" non tenu en laisse ne présente pas le même risque qu'un chien molosse ou qu'un chien malinois : La sanction est à adapter au risque, le montant doit être très dissuasif.
Ces approches protégeront mieux le public et les chiens qu'une catégorisation sur l'apparence. Ce sont des approches modernes justes et utiles.

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